S'installer en Italie : guide pour les fondateurs canadiens
Citoyens canadiens qui ouvrent une activité freelance ou une partita IVA en Italie.
Accès au marché et permis
En tant que citoyens hors UE, les fondateurs canadiens ont généralement besoin d'un permis de séjour qui autorise le travail indépendant (lavoro autonomo) avant d'ouvrir une partita IVA — en général via le quota du decreto flussi, ou en convertissant un permis existant (études, famille, résident de longue durée UE). Une fois en séjour régulier, le regime forfettario vous est ouvert aux mêmes conditions que tout le monde. Si vous restez dans votre pays et ne facturez que des clients italiens, vous n'avez peut-être aucune immatriculation italienne à faire — cela dépend de la résidence fiscale, pas de la nationalité.1
Pour les séjours de courte durée, les ressortissants du Canada n'ont pas besoin de visa : 90 jours sur toute période de 180 jours, pour le tourisme, les affaires ou les études. Ce n'est pas une autorisation de travailler — une partita IVA exige toujours un permis de séjour qui autorise le lavoro autonomo, ce qui fait l'objet d'une demande distincte.6
La liste des nationalités du décret pour les quotas de travail salarié (2026–2028) ne comprend pas le Canada. Hors des emplois d'assistance familiale, qui n'imposent aucune condition de nationalité, ce canal est fermé aux titulaires de ce passeport — la voie qui compte ici est donc le travail indépendant, avec son propre quota de 650 places seulement par an pour toute l'Italie.78 La conversion d'un permis que vous détenez déjà (études, travail saisonnier, famille) en permis de travail se fait hors quotas, sans plafond numérique — c'est pourquoi la voie de la conversion est généralement plus rapide que d'attendre un click day.
Résidence fiscale — où vous devez réellement l'impôt
L'Italie impose les résidents sur leur revenu mondial. Vous devenez résident fiscal si, pendant la majeure partie de l'année (183 jours et plus), votre résidence officiellement enregistrée, votre domicile habituel ou le centre de vos intérêts vitaux se trouve en Italie. Beaucoup de fondateurs canadiens butent sur ce point quand ils déménagent en cours d'année ou gardent un logement à l'étranger — c'est le décompte des jours, et non votre passeport, qui décide où vous devez l'impôt.3
Le regime forfettario et les impatriati
Une fois résident fiscal italien, le regime forfettario vous est ouvert aux mêmes conditions que tout le monde — un coefficient appliqué au chiffre d'affaires (fixé par votre code ATECO) et une imposta sostitutiva de 5 %/15 %, jusqu'à 85 000 €.2 Pour immatriculer la partita IVA, vous déposerez la déclaration auprès de l'Agenzia delle Entrate.5
Si vous transférez votre résidence fiscale en Italie et remplissez les conditions (en gros : ne pas avoir été résident les années précédentes, et s'engager à rester), le regime impatriati peut exonérer d'IRPEF 50 % du revenu éligible. Pour les revenus élevés, il peut battre le forfettario — il vaut la peine de modéliser les deux. De nombreux professionnels canadiens qui s'installent en Italie y ont droit.4
Double imposition et sécurité sociale
L'Italie et le Canada ont conclu une convention contre la double imposition signée le 3 juin 2002, ratifiée par L. 42/2011 et en vigueur depuis le 25 novembre 2011. C'est cette convention — et non un principe général — qui détermine lequel des deux États impose chaque catégorie de revenu : c'est le document à lire avant de continuer à facturer des clients restés dans votre pays.910
L'Italie et le Canada ont aussi conclu un accord bilatéral de sécurité sociale : les périodes de cotisation des deux côtés peuvent être totalisées pour la retraite au lieu de rester isolées — l'INPS range le Canada parmi ses partenaires conventionnels hors UE.11
La citoyenneté par filiation est plus restreinte depuis la loi 74/2025 (qui a converti le décret-loi 36/2025) : la reconnaissance exige désormais un parent ou un grand-parent né en Italie. Les reconnaissances déjà obtenues avant le 27 mars 2025 ne sont pas touchées.12
Pièges pour les fondateurs canadiens
- •Le Canada impose selon la résidence : une rupture nette (ou une analyse soignée de la double résidence au titre de la convention Canada–Italie) compte quand vous déménagez.
- •Une ascendance italienne aide toujours, mais seulement sur deux générations : depuis la loi 74/2025, la reconnaissance exige un parent ou un grand-parent né en Italie, et les demandes reconnues avant le 27 mars 2025 sont maintenues.
Questions fréquentes
Comment un freelance canadien s'installe-t-il en Italie ?
Obtenez un permis de séjour qui autorise le travail indépendant (ou faites valoir la citoyenneté italienne si un parent ou un grand-parent est né en Italie — la limite fixée par la loi 74/2025), enregistrez-vous et ouvrez une partita IVA. Le regime forfettario s'applique alors, la convention Canada–Italie empêchant la double imposition.
Les fondateurs canadiens peuvent-ils accéder au regime forfettario en Italie ?
Oui. Le regime forfettario est ouvert aux résidents fiscaux italiens quelle que soit leur nationalité, sous réserve du plafond de chiffre d'affaires de 85 000 € et des conditions d'accès habituelles. Le code ATECO de votre activité fixe le coefficient de rentabilité (40–86 %).
Le regime impatriati est-il ouvert aux fondateurs canadiens qui s'installent en Italie ?
Souvent, oui. Si vous transférez votre résidence fiscale en Italie et remplissez les conditions, le regime impatriati peut exonérer d'IRPEF 50 % du revenu éligible — parfois plus avantageux que le forfettario pour les revenus élevés.
Autres pays
Sources
- 1.Normattiva — D.Lgs. 286/1998 (Testo Unico Immigrazione), art. 26 (lavoro autonomo)
- 2.Normattiva — L. 190/2014, art. 1 commi 54–89 e Allegato 4 (regime forfettario, coefficienti di redditività)
- 3.Normattiva — TUIR (DPR 917/1986), art. 2 (residenza fiscale)
- 4.Normattiva — D.Lgs. 209/2023, art. 5 (regime impatriati), testo in vigore dal 10-10-2025 al 31-12-2026
- 5.Normattiva — DPR 633/1972 (IVA), art. 35 (apertura partita IVA)
- 6.MAECI — Paesi i cui cittadini sono esenti da visto per brevi soggiorni (90 giorni su 180)
- 7.Gazzetta Ufficiale n. 240 del 15.10.2025 — D.P.C.M. 2 ottobre 2025 (programmazione dei flussi d'ingresso 2026-2028: quote per lavoro subordinato, stagionale e autonomo)
- 8.Ministero del Lavoro — Flussi 2026-2028: 497.550 ingressi nel triennio (164.850 per il 2026, di cui 650 per lavoro autonomo)
- 9.Normattiva — L. 42/2011 (ratifica della convenzione Italia–Canada contro le doppie imposizioni, firmata il 03.06.2002)
- 10.MEF — Convenzioni per evitare le doppie imposizioni (indice per Paese)
- 11.INPS — Stati extra UE convenzionati con l'Italia (convenzioni bilaterali di sicurezza sociale)
- 12.Normattiva — L. 74/2025 (conversione del D.L. 36/2025: cittadinanza iure sanguinis limitata a genitore o nonno nato in Italia)
Chaque chiffre de cette page s'appuie sur des sources primaires — le même standard que le chat TaxCompass. Il s'agit d'une orientation avec sources, pas de conseil fiscal.

