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🇧🇪 Fondateur UE / EEE Mis à jour pour 2026

S'installer en Italie : guide pour les fondateurs belges

Citoyens belges qui s'installent en Italie pour travailler en freelance ou ouvrir une partita IVA.

Accès au marché et permis

En tant que citoyens de l'UE/EEE, les fondateurs belges bénéficient de la liberté d'établissement : aucun permis de travail n'est requis. Vous déclarez votre résidence auprès du comune, obtenez un codice fiscale et ouvrez directement une partita IVA — le regime forfettario est alors accessible aux conditions habituelles.2

Résidence fiscale — où vous devez réellement l'impôt

L'Italie impose les résidents sur leur revenu mondial. Vous devenez résident fiscal si, pendant la majeure partie de l'année (183 jours et plus), votre résidence officiellement enregistrée, votre domicile habituel ou le centre de vos intérêts vitaux se trouve en Italie. Beaucoup de fondateurs belges butent sur ce point quand ils déménagent en cours d'année ou gardent un logement à l'étranger — c'est le décompte des jours, et non votre passeport, qui décide où vous devez l'impôt.3

Le regime forfettario et les impatriati

Une fois résident fiscal italien, le regime forfettario vous est ouvert aux mêmes conditions que tout le monde — un coefficient appliqué au chiffre d'affaires (fixé par votre code ATECO) et une imposta sostitutiva de 5 %/15 %, jusqu'à 85 000 €.2 Pour immatriculer la partita IVA, vous déposerez la déclaration auprès de l'Agenzia delle Entrate.5

Si vous transférez votre résidence fiscale en Italie et remplissez les conditions (en gros : ne pas avoir été résident les années précédentes, et s'engager à rester), le regime impatriati peut exonérer d'IRPEF 50 % du revenu éligible. Pour les revenus élevés, il peut battre le forfettario — il vaut la peine de modéliser les deux. De nombreux professionnels belges qui s'installent en Italie y ont droit.4

Double imposition et sécurité sociale

L'Italie et la Belgique ont conclu une convention contre la double imposition signée le 29 avril 1983, ratifiée par L. 148/1989 et en vigueur depuis le 29 juillet 1989. C'est cette convention — et non un principe général — qui détermine lequel des deux États impose chaque catégorie de revenu : c'est le document à lire avant de continuer à facturer des clients restés dans votre pays.6 Un protocole modificatif ultérieur s'applique depuis le 17 avril 2013.7

Côté sécurité sociale, les règlements européens de coordination s'appliquent : vous n'êtes assuré que dans un seul État à la fois, et les périodes accomplies en Belgique comptent pour la retraite italienne. En Italie, le freelance sans caisse professionnelle cotise à la Gestione Separata de l'INPS.8

Pièges pour les fondateurs belges

  • •Les indépendants belges subissent certains des taux effectifs les plus élevés d'Europe — le forfettario italien est souvent plus léger, mais vérifiez le coefficient de votre activité avant de présumer l'écart.
  • •Les cotisations sociales belges ne se transfèrent pas ; une fois résident en Italie, vous payez la Gestione Separata de l'INPS à 26,07 % sur la base au coefficient.
  • •L'autoliquidation couvre en général les clients B2B belges ; déclarez le transfert de résidence pour mettre fin à la résidence fiscale belge.

Questions fréquentes

Travailler en freelance en Italie est-il moins cher qu'en Belgique ?

Souvent, oui — l'imposta sostitutiva de 5 %/15 % du forfettario sur une base au coefficient est généralement plus légère que les taux progressifs belges, même si l'INPS à 26,07 % s'applique. Modélisez votre chiffre d'affaires et votre coefficient ATECO avant de décider.

Les fondateurs belges peuvent-ils accéder au regime forfettario en Italie ?

Oui. Le regime forfettario est ouvert aux résidents fiscaux italiens quelle que soit leur nationalité, sous réserve du plafond de chiffre d'affaires de 85 000 € et des conditions d'accès habituelles. Le code ATECO de votre activité fixe le coefficient de rentabilité (40–86 %).

Le regime impatriati est-il ouvert aux fondateurs belges qui s'installent en Italie ?

Souvent, oui. Si vous transférez votre résidence fiscale en Italie et remplissez les conditions, le regime impatriati peut exonérer d'IRPEF 50 % du revenu éligible — parfois plus avantageux que le forfettario pour les revenus élevés.

Autres pays

Sources

  1. 1.Normattiva — D.Lgs. 286/1998 (Testo Unico Immigrazione), art. 26 (lavoro autonomo)
  2. 2.Normattiva — L. 190/2014, art. 1 commi 54–89 e Allegato 4 (regime forfettario, coefficienti di redditività)
  3. 3.Normattiva — TUIR (DPR 917/1986), art. 2 (residenza fiscale)
  4. 4.Normattiva — D.Lgs. 209/2023, art. 5 (regime impatriati), testo in vigore dal 10-10-2025 al 31-12-2026
  5. 5.Normattiva — DPR 633/1972 (IVA), art. 35 (apertura partita IVA)
  6. 6.Normattiva — L. 148/1989 (ratifica della convenzione Italia–Belgio contro le doppie imposizioni, firmata il 29.04.1983)
  7. 7.MEF — Convenzioni per evitare le doppie imposizioni (indice per Paese)
  8. 8.INPS — Domanda di pensione in regime internazionale (Regolamenti UE e accordi extra UE)

Chaque chiffre de cette page s'appuie sur des sources primaires — le même standard que le chat TaxCompass. Il s'agit d'une orientation avec sources, pas de conseil fiscal.

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