S'installer en Italie : guide pour les fondateurs portugais
Citoyens portugais qui s'installent en Italie pour travailler en freelance ou ouvrir une partita IVA.
Accès au marché et permis
En tant que citoyens de l'UE/EEE, les fondateurs portugais bénéficient de la liberté d'établissement : aucun permis de travail n'est requis. Vous déclarez votre résidence auprès du comune, obtenez un codice fiscale et ouvrez directement une partita IVA — le regime forfettario est alors accessible aux conditions habituelles.2
Résidence fiscale — où vous devez réellement l'impôt
L'Italie impose les résidents sur leur revenu mondial. Vous devenez résident fiscal si, pendant la majeure partie de l'année (183 jours et plus), votre résidence officiellement enregistrée, votre domicile habituel ou le centre de vos intérêts vitaux se trouve en Italie. Beaucoup de fondateurs portugais butent sur ce point quand ils déménagent en cours d'année ou gardent un logement à l'étranger — c'est le décompte des jours, et non votre passeport, qui décide où vous devez l'impôt.3
Le regime forfettario et les impatriati
Une fois résident fiscal italien, le regime forfettario vous est ouvert aux mêmes conditions que tout le monde — un coefficient appliqué au chiffre d'affaires (fixé par votre code ATECO) et une imposta sostitutiva de 5 %/15 %, jusqu'à 85 000 €.2 Pour immatriculer la partita IVA, vous déposerez la déclaration auprès de l'Agenzia delle Entrate.5
Si vous transférez votre résidence fiscale en Italie et remplissez les conditions (en gros : ne pas avoir été résident les années précédentes, et s'engager à rester), le regime impatriati peut exonérer d'IRPEF 50 % du revenu éligible. Pour les revenus élevés, il peut battre le forfettario — il vaut la peine de modéliser les deux. De nombreux professionnels portugais qui s'installent en Italie y ont droit.4
Double imposition et sécurité sociale
L'Italie et le Portugal ont conclu une convention contre la double imposition signée le 14 mai 1980, ratifiée par L. 562/1982 et en vigueur depuis le 15 janvier 1983. C'est cette convention — et non un principe général — qui détermine lequel des deux États impose chaque catégorie de revenu : c'est le document à lire avant de continuer à facturer des clients restés dans votre pays.67
Côté sécurité sociale, les règlements européens de coordination s'appliquent : vous n'êtes assuré que dans un seul État à la fois, et les périodes accomplies au Portugal comptent pour la retraite italienne. En Italie, le freelance sans caisse professionnelle cotise à la Gestione Separata de l'INPS.8
Pièges pour les fondateurs portugais
- •Si vous lorgniez le NHR portugais (devenu l'IFICI, le « NHR 2.0 »), l'équivalent italien est le regime impatriati — une exonération d'IRPEF de 50 % avec ses propres conditions, et non un taux forfaitaire d'expatrié.
- •Si vous venez des recibos verdes / du regime simplificado portugais, le forfettario italien utilise une autre table de coefficients et un plafond de 85 000 € — modélisez les deux.
- •L'autoliquidation s'applique en général aux factures B2B portugaises ; déclarez le transfert de résidence pour que le Portugal cesse de vous traiter comme résident.
Questions fréquentes
En quoi un déménagement du Portugal vers l'Italie touche-t-il les freelances ?
En tant que citoyen de l'UE, vous ouvrez une partita IVA sans permis. Le forfettario remplace le regime simplificado portugais, et si vous vous installez, vous pouvez prétendre au regime impatriati — le pendant italien du NHR — qui peut exonérer d'IRPEF 50 % du revenu.
Les fondateurs portugais peuvent-ils accéder au regime forfettario en Italie ?
Oui. Le regime forfettario est ouvert aux résidents fiscaux italiens quelle que soit leur nationalité, sous réserve du plafond de chiffre d'affaires de 85 000 € et des conditions d'accès habituelles. Le code ATECO de votre activité fixe le coefficient de rentabilité (40–86 %).
Le regime impatriati est-il ouvert aux fondateurs portugais qui s'installent en Italie ?
Souvent, oui. Si vous transférez votre résidence fiscale en Italie et remplissez les conditions, le regime impatriati peut exonérer d'IRPEF 50 % du revenu éligible — parfois plus avantageux que le forfettario pour les revenus élevés.
Autres pays
Sources
- 1.Normattiva — D.Lgs. 286/1998 (Testo Unico Immigrazione), art. 26 (lavoro autonomo)
- 2.Normattiva — L. 190/2014, art. 1 commi 54–89 e Allegato 4 (regime forfettario, coefficienti di redditività)
- 3.Normattiva — TUIR (DPR 917/1986), art. 2 (residenza fiscale)
- 4.Normattiva — D.Lgs. 209/2023, art. 5 (regime impatriati), testo in vigore dal 10-10-2025 al 31-12-2026
- 5.Normattiva — DPR 633/1972 (IVA), art. 35 (apertura partita IVA)
- 6.Normattiva — L. 562/1982 (ratifica della convenzione Italia–Portogallo contro le doppie imposizioni, firmata il 14.05.1980)
- 7.MEF — Convenzioni per evitare le doppie imposizioni (indice per Paese)
- 8.INPS — Domanda di pensione in regime internazionale (Regolamenti UE e accordi extra UE)
Chaque chiffre de cette page s'appuie sur des sources primaires — le même standard que le chat TaxCompass. Il s'agit d'une orientation avec sources, pas de conseil fiscal.

